mardi 9 février 2010

énergie, pourquoi il faut se hâter

Tout le monde propose dans son programme une action volontaire en faveur des économies d'énergie, de l'efficacité énergétique ou des énergies renouvelables. Dans les campagnes électorales, il est de bonne guerre de raser gratis ... ou plutôt, d'éco-raser gratis puisqu'il semble que pour écologiser un programme, il suffit de rajouter le suffixe "éco" devant chaque mot (lisez les programmes - ou ce que vous en trouverez - c'est assez drôle). Ne faisons aucun procès d'intention, mais admettons qu'on n'est pas tout à fait sûr de la détermination réelle des candidats au lendemain des élections... toujours prompts à ménager tout et son contraire, quoi qu'ait pu être avancé durant la campagne. A cet égard, je dois reconnaître qu'une réforme, quelle qu'elle soit, nécessite toujours d'avoir beaucoup de pragmatisme, de doigté et de réalisme. Mais à condition que ce soit au service d'une détermination, éclairée par une claire conscience des données réelles, ... sans quoi, c'est de la gestion pure sans vision de long terme. Or, c'est du long terme dont je veux ici parler.

Je me suis amusé (bien que cela ne soit pas très drôle) à regarder l'évolution au cours des 20 dernières années du salaire moyen en France d'une part, et du prix du baril d'autre part (le prix de l'essence en découle, mais dans une moindre mesure du fait des taxes).
C'est édifiant. + 10% environ pour le salaire net moyen. + 110 % pour le baril (et + 70% pour l'essence).

Je doute que la tendance s'inverse dans les 20 prochaines années.
Dès lors, se donner pour objectif de réduire nos consommations de pétrole, par tous les moyens, à raison au moins de moitié tous les 20 ans, a tout son sens.
C'est bien simple. Ne pas prendre ce rythme et ne pas élire des responsables qui vont agir ainsi, c'est être irresponsable vis à vis de toutes celles et ceux, qui, dans 20 ans, devront supporter un doublement de leur budget énergie. Aujourd'hui déjà, les plus démunis n'arrivent plus à payer les factures énergétiques de leur logement. De plus en plus d'employés, contraint de prendre leur voiture pour aller travailler, sont pris à la gorge... sans parler des TPE qui sont dans le même cas.

Prendre ce rythme de division par 2 de nos consommations de pétrole, est, par ailleurs (heureux hasard) le rythme recommandé par les experts internationaux pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (diviser par 4 d'ici 2050, c'est à dire en 40 ans).

Mais une remarque quand même. Il y a deux variantes possibles pour y arriver :

Les statistiques de consommations du pétrole en 2009 ont établi une réduction de 4% des émissions françaises de gaz à effet de serre. Ne crions pas victoire, les analystes rappellent avec une certaine objectivité que la raison en est la baisse de l'activité industrielle et une hausse du prix de l'essence qui a poussé les automobilistes à réduire leurs déplacements (autant qu'ils le pouvaient). En gros, le constat est que la réduction des émissions est synonyme de rétractation de l'économie. Ca, c'est une variante. On réduit les activités, et donc on réduit les émissions de carbone. Je sais que certains écologistes s'en réjouissent.

Pas moi. Je ne crois pas un seul instant au succès d'un développement durable dont le corollaire serait la rétractation de l'économie réelle. Car les premières victimes ne sont pas en haut de l'échelle sociale, mais en bas. Seule une part infime d'une classe moyenne cultivée des centres villes en seraient satisfaites (et encore, pendant un temps seulement).
Non, résolument, ma variante, c'est de raisonner sur le remplacement. Le remplacement progressif et chaque unité d'énergie "pétrole-gaz-charbon" par une unité d'énergie 'renouvelable-efficace". Proposer à chacun de remplacer son unité "carbone" par une "unité "renouvelable", au même prix, voire moins chère... et la partie sera gagnée. Proposer à chacun de remplacer son unité "carbone" par rien... autant rester chez soi et ne pas se présenter aux élections. Il faut donc foncer" vers toutes les formes d'activités économiques non émettrices de CO2 et par ailleurs créatrices de richesse. On ne doit pas vider le vase, mais vider un vase pour en remplir un autre.
Bref, j'en reviens toujours à ce même constat qui forge mon action aujourd'hui : dépassons les clivages pour fonder un développement durable qui soit au moins aussi rentable économiquement que le développement actuel.

mercredi 3 février 2010

ce que je pense des sondages


Ça s'en va et ça revient
C'est fait de tout petits riens
Ça se chante et ça se danse
Et ça revient, ça se retient
Comme une chanson populaire
Le sondage c'est comme un refrain
Ça vous glisse entre les mains