jeudi 5 août 2010

Le Vélib parisien fête ses 3 ans... et à Strasbourg, toujours rien !

A l'enthousiasme des débuts a succedé un peu de déception, mais au final, ça marche.
Le Vélib s'est installé à Paris et a trouvé son public : des citadins ou des touristes qui ont adopté le vélo, provisoirement, le temps d'un déplacement, sans se soucier de l'entretien et de la crainte du vol ou du vandalisme.

162000 abonnés parisiens en 2010 est la preuve du succès.
Une application Iphone permet de localiser les stations et le nombre de vélos disponibles..
Lyon s'y était mis et le concept se développe dans toutes les grandes villes à Marseille, Toulouse, Lyon, Besançon... mais pas à Strasbourg.

Pourquoi ?
Au départ, un certain dogmatisme de ceux qui refusent le partenariat avec un publicitaire.
Mais la demande est là. Le seul argument d'une ville déjà très "cyclophyle" ne suffit plus. Le concept, s'il a du succès dans les espaces urbains, vaut partout et indépendamment du fait qu'il y a déjà beaucoup de cyclistes. Ce concept : c'est le vélo facile et avec un minimum de contraintes (réparation, vol, points de stationnement nombreux, non obligation de rapporter le vélo au point initial, retrait par borne et par carte bancaire en quelques minutes, abonnement possible à la journée) pour un coût très très modeste. L'usager est autant le cycliste occasionnel, le touriste, que le cycliste régulier. Ce vélo libre service s'adapte aux contraintes des gens (notamment les non habitués du 2 roues) et non l'inverse. Au final, le bilan, c'est encore plus de déplacements à vélo.

Mais les élus strasbourgeois n'ont pas pu rester sourds aux pressions, et un système présenté comme "voisin" a été mis en place. Mais contrainte majeure au regard de l'efficacité du Vélib : rapporter le vélo au point où l'a cherché. Rien d'autre en réalité qu'un système de location de vélo qui ne permet pas la liberté du vélib. Quant au coût pour le denier public, sans partenaire privé, à n'en pas douter, il ne sera pas négligeable.

mercredi 4 août 2010

humanités

Un ami militant vient de diffuser cet échange de courrier entre une nonne et le secrétaire général de la CGT.
Rares sont les mails "militants" qui font rire positivement et qui donnent, avec plaisir, à découvrir les gens (les nonnes et Bernard Thibault) sous un jour bien sympathique qu'on ne soupçonnait pas.


Lettre adressée par Soeur M. à la C.G.T. :

Madame, Monsieur,

Religieuse cloîtrée au monastère de la Visitation de Nantes, je suis sortie, cependant, le 19 juin,
pour un examen médical. Vous organisiez une manifestation. Je tiens à vous féliciter pour l'esprit bon enfant qui y régnait.
D'autant qu'un jeune membre de votre syndicat m'y a fait participer !
En effet, à
mon insu, il a collé par derrière, sur mon voile, l'autocollant CGT après m'avoir fait signe par une légère tape dans le dos pour m'indiquer le chemin.
C'est donc en faisant de la publicité pour votre
manifestation que j'ai effectué mon trajet.

La plaisanterie ne me fut révélée qu'à mon retour au monastère. En communauté, le soir, nous

avons ri de bon coeur pour cette anecdote inédite dans les annales de la Visitation de Nantes.

Je me suis permis de retraduire les initiales de votre syndicat (CGT = Christ, Gloire à Toi).

Que voulez-vous, on ne se refait pas.

Merci encore pour la joie partagée. Je prie pour vous.


Au revoir, peut-être, à l'occasion d'une autre manifestation..


Soeur M.


Réponse du secrétaire général de la C.G.T.

Ma soeur,

Je suis persuadé que notre jeune camarade, celui qui vous a indiqué le chemin, avait lu dans vos
yeux l'humanité pure et joyeuse que nous avons retrouvée dans chacune des lignes de votre lettre.

Sans nul doute il s'est agi d'un geste inspiré, avec la conviction que cette pointe d'humour " bon

enfant " serait vécue comme l'expression d'une complicité éphémère et pourtant profonde.

Je vous pardonne volontiers votre interprétation originale du sigle de notre confédération, car

nous ne pouvons avoir que de la considération pour un charpentier qui a révolutionné le monde.

Avec tous mes sentiments fraternels et chaleureux.


Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT