vendredi 5 décembre 2014

Le Programme d'investissements de la mandature d'Anne Hidalgo : En avant les dépenses publiques !


La Maire de Paris a annoncé hier son Plan d’endettement pour la mandature, habilement maquillé en plan d’investissement. Les craintes du groupe UDI-MoDem exprimées lors de la communication sur le budget prévisionnel lors du Conseil de Paris du mois d’octobre sont à présent fondées : le sérieux budgétaire est le grand absent. 

La tentation est toujours forte pour des élus de « marquer » la ville de leur empreinte. Mais « marquer » peut se traduire par une capacité de redressement d’une situation difficile. Or, telle ne semble pas être l’orientation inquiétante prise par l’exécutif. Les vieilles recettes d’une gauche qui refuse de s’adapter à son temps semblent vouloir se perpétuer :

· Maintenir à un niveau élevé la dépense publique y compris et surtout sur le plan du fonctionnement (+2.2%)

· Poursuivre la hausse des effectifs du personnel de la Ville (+2.3%),

· Augmenter les prélèvements sur le contribuable parisien actuel (augmentation de multiples taxes et contributions)…

 · …et sur le contribuable parisien futur (augmentation de la dette de presque 12% ! et une autorisation d’emprunt de +41%).

· Ainsi, la capacité d’autofinancement de la Ville de Paris passe à 64%, contre 80% sous l’ère Delanoë, déjà marquée par le sceau de la dette.

Par ailleurs, difficile d'accepter quelques travestissements et prévisions infondées dont le seul objectif serait de surévaluer les recettes futures. Ainsi, les recettes inscrites au budget prévisionnel de 2015 pour les droits de mutation, entre autres, nous paraissent bien trop optimistes. A n’en pas douter, ce mensonge de circonstance aura pour conséquence un emprunt revu à la hausse de manière conséquente dans un prochain budget rectificatif.

Telle n’est pas notre manière d’envisager la bonne gestion de la ville. Pour nous, il s’agit de réduire de manière réelle la dépense de fonctionnement (les 130 millions d’euros de réduction annoncés ne sont que tendanciels), stabiliser la dette (qui devrait atteindre 6 milliards d’euros en 2020), et prioriser l’investissement sur l’essentiel : à savoir un programme de logement garantissant au moins 30% de logements intermédiaires à destination des classes moyennes, privilégier les dépenses les plus efficaces en matière de lutte contre la pollution de l’air, renoncer de manière générale aux projets les plus coûteux ou encore remettre à plat la politique d’attribution de subventions.

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